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Réformes UCI : ce qui va changer d’ici 2020

Entre réformes, réglementations, autorisations, où en est l’UCI ? Il est parfois difficile de s’y retrouver dans ces nombreuses réformes annoncées par l’Union Cycliste Internationale, concernant les calendriers, les équipes, mais aussi les normes mécaniques. Cycling Times s’est penché sur la question et vous dresse le bilan de ce qui va changer d’ici à 2020.

Rappel des mesures prises depuis l’arrivée de David Lappartient

Tout d’abord, un petit rappel des mesures récemment prises par l’UCI. En effet, arrivé à sa tête le 21 septembre 2017, le français David Lappartient à été très actif depuis, et continue de l’être aujourd’hui. Ainsi, on retiendra notamment ses décisions concernant les mesures de lutte contre la fraude technologique, avec la mise en place d’un système de détection des moteurs à base de rayons X, en plus des tablettes magnétiques et caméras thermiques. On notera également l’adoption de « l’Agenda 2022 », définissant les objectifs de l’UCI jusque là. Il a donc été annoncé une égalisation des primes sur toutes les courses hommes et femmes, et à terme des normes concernant l’égalité salariale, mais aussi un objectif clair d’interdire le Tramadol (un puissant antidouleur) en compétition, mesure qui n’est pour le moment pas soutenue par l’Agence Mondiale Anti-dopage mais qui devrait néanmoins être appliquée dès l’an prochain, sans qu’aucune sanction autre qu’une interdiction de courir soit possible. Le sujet des corticoïdes est également évoqué par le dirigeant de l’UCI, qui souhaite les interdire au même titre que le Tramadol, pour des raisons de santé. Autre nouvelle intéressante, les championnats du monde de nombreuses disciplines UCI (route, VTT, BMX…) seront regroupés tous les quatre ans sur une quinzaine de jours, ce qui devrait augmenter nettement l’audience de l’événement.

Réforme du cyclisme annoncée pour les prochaines saisons

De nombreux changements ont d’ores et déjà été annoncés en ce qui concerne l’organisation des saisons à venir. Ainsi, le calendrier UCI sera divisé en trois échelons à partir de 2020 : le World Tour, les Pro Series et les circuits continentaux. Le premier regroupera les trois Grands Tours, ainsi que les principales courses à étapes. Il intégrera également les plus grandes classiques (5 monuments et une quinzaine de classiques) regroupées au sein de l’UCI Classics Series, mais cela reste encore flou. Le deuxième échelon, l’UCI Pro Series, rassemblera les actuelles courses classées HC et certaines courses de classe 1, le reste des courses étant intégré dans le troisième échelon des Circuits continentaux.

Au niveau des classements, le classement World Tour est abandonné, il ne restera donc plus que le classement mondial UCI individuel, par nation et par équipes. Ce dernier aura son importance dans le cadre des invitations car les deux meilleures UCI Pro Teams (équipes de 2e division) seront automatiquement invitées sur les Grands Tours, et les trois meilleures sur l’UCI Classic Series. Voici donc dans les grandes lignes en quoi consiste cette réforme UCI, qui concerne donc principalement l’organisation de la saison. Le cyclisme féminin devrait à terme adopter le même fonctionnement.

En marge de cette réforme, le contre la montre par équipes de marques intégré depuis 2012 dans les championnats du monde sera remplacé dès l’an prochain par un relais mixte par nations. Celui-ci sera composé de six coureurs et coureuses, et sera lancé par les trois hommes, le trio féminin prenant le relais pour finir l’épreuve chronométrée.

Par ailleurs, côté mécanique, David Lappartient confiait récemment dans une interview accordée au magazine Le Cycle un volonté d’établir une norme concernant l’usage de freins à disque. Mais surtout, on apprend qu’à partir de 2020 et des Jeux Olympiques de Tokyo, le poids minimum de 6,8 kg pour les vélos devrait disparaître, car cette limite n’a plus la même importance qu’auparavant. C’est ce qu’explique le président de l’UCI : « Ce poids ne se justifie plus comme à une époque où il avait été établi pour des questions de rigidité et de solidité. A partir du moment où le vélo est pilotable et suffisamment solide et rigide, il n’y a pas de raison de maintenir cette limite de poids à 6,8 kg ». On devrait donc voir dans quelques années des vélos bien plus légers autorisés sur les courses.

Enfin, la question des oreillettes et des capteurs de puissance n’est toujours pas tranchée, mais son avis sur la question reste le même. Selon lui, l’intérêt des oreillettes est très limité, ce qui l’a d’ailleurs conduit à les interdire cette année sur les championnats du monde à Innsbruck, comme il l’avait fait sur les championnats d’Europe et les championnats de France auparavant. Il fait remarquer que la course des mondiaux a été un véritable succès et que personne ne s’est plaint de l’absence d’oreillettes. Il suggère, en réponse à ceux qui avancent l’argument de la sécurité, de mettre à disposition des coureurs « radio peloton », ce qui permettrait de les avertir des dangers présents sur le parcours. La question devrait bientôt être discutée en interne.

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