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Interview : Fausto Masnada

Fausto Masnada, jeune coureur italien de la formation Androni Giocattolli Sidermec, s’est révélé au grand public cette année comme l’un des espoirs italiens, remportant notamment le Tour du Hainan, après avoir signé une très belle saison. J’ai pu échanger avec lui au sujet de sa carrière et de ses ambitions, voici donc son interview (traduite en français) :

Cycling Times : Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Fausto Masnada : J’ai 25 ans, j’habite à Bergame et j’ai commencé le vélo quand je n’avais que 6 ans, grâce à mon ami Luca, dans l’équipe de ma région nommée Pedale Brembillese, et depuis je n’ai jamais arrêté.

CT : Quel type de coureur êtes-vous, êtes-vous plutôt grimpeur, rouleur… ?

FM : Je pense être un grimpeur. Ces dernières années en tant que coureur cycliste j’ai essayé de m’améliorer sur les courses à étapes, car elles me correspondent au vu de mes qualités.

CT : Que pouvez-vous me dire sur vos très premières années de courses, quand vous étiez un junior par exemple ?

FM : Quand j’étais chez les jeunes, j’ai toujours vu le cyclisme comme un jeu, comme un moyen d’avoir du plaisir, je n’avais jamais pensé à cela comme un travail.
Mais depuis mon passage chez les juniors, grâce à un très bon manager qui m’a appris les bases d’un entrainement bien fait, j’ai commencé à voir ce sport d’une manière professionnelle, attentif par exemple à préparer au mieux toutes les courses. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à m’entrainer pour devenir un professionnel.

CT : Vous êtes pro depuis 2017 dans l’équipe Androni Giocattoli Sidermec, comment pourriez-vous décrire ces deux années en tant que professionnel ?

FM : Je peux décrire ces 2 années en tant que professionnel d’une manière positive, à l’exception de l’année dernière quand j’ai arrêté pendant 3 mois en raison d’une blessure. Je suis très heureux de faire partie de cette équipe, nous travaillons professionnellement, même si nous n’avons pas le budget d’une équipe de World Tour, ils essaient de nous donner tout pour être techniquement comme une grosse équipe. Aussi l’année prochaine je serai avec eux.

CT : Quelle est la course que vous rêvez de gagner ? Et le coureur qui vous inspire ?

FM : Une course que je rêve de gagner et que, selon moi, est à ma portée est une étape du Giro d’Italia. Une autre course, que je rêve de gagner un jour est le tour de Lombardie que j’ai couru l’an dernier et qui est une course spectaculaire, qui passe dans les rues de ma ville, et c’est toujours un plus. Il y a beaucoup de coureurs qui m’inspirent, quand j’étais jeune mes idoles étaient Ivan Gotti et Savoldelli, tous deux originaires de Bergame, il y avait aussi une période où j’étais toujours pour Contador parce que j’ai appréciait sa façon de courir, toujours à l’attaque. Maintenant, je pense que mon idole dans le cyclisme moderne est Froome, parce qu’à mon avis, il représente le prototype du coureur cycliste.

CT : Vous avez seulement 25 ans, et en tant qu’amateur, vous avez gagné quelques grandes courses comme Il Lombardia et réalisé une très bonne saison 2016 avec 4 victoires… Vous avez également remporté récemment l’étape reine du Tour de Hainan, accrochant le général de l’épreuve par la même occasion. Quelles sont vos ambitions pour les prochaines saisons ?

FM : Pour les prochaines saisons je souhaite continuer à m’améliorer sur les courses à étapes, et je veux surtout me concentrer sur le Giro d’Italia. Je vais commencer un peu plus tranquillement, pas en Argentine comme les deux dernières années, mais à partir de février, avec le calendrier italien en esssayant de réaliser une performance qui me permette de faire partie d’une grande équipe cycliste.

CT : Pouvez-vous nous expliquer brièvement comment vous préparez pour vos grands objectifs ?

FM : L’entrainement est presque le même pour tout le monde. En hiver, je travaille à la salle en travaillant sur la force, puis en janvier et février j’ai l’habitude de faire de longues durées et du travail intensif pour simuler la course.
Avant le Giro d’Italia je vais surement aller pour 15-20 jours en altitude.

CT : Pour vous, quelle est la clé du succès ? Et enfin, avez-vous une devise ?

FM : Je pense que la clé du succès est d’avoir la passion dans ce que vous faites et de ne pensez pas aux sacrifices mais plutôt de se concentrer sur les objectifs et la satisfaction. Je n’ai pas une devise particulière, mais ce que je dis toujours est n’abandonnez jamais.

Merci Fausto pour cette interview

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