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Tour Colombia, rencontre au sommet

Le Tour Colombia rassemble depuis 2018 quelques-uns des meilleurs coureurs de la planète sur les terres des “escarabajos”, pour un spectacle grandiose dans une ambiance unique. Terre de cyclisme, la Colombie a de nouveau su attirer les superstars du peloton pour cette édition 2020. Les candidats à la succession de Miguel Angel López sont plus nombreux que jamais, et le cru 2020 s’annonce d’une grande qualité. Au départ, on retrouvera notamment Egan Bernal, vainqueur de l’épreuve en 2018, et entre autres, du Tour de France, mais aussi Richard Carapaz, vainqueur du Giro l’an passé. Les Ineos semblent donc en très bonne posture pour espérer la victoire, mais ils devront pour cela tenir la dragée haute à leurs rivaux, et notamment à l’équipe Deceuninck Quick Step, qui alignera Julian Alaphilippe et Bob Jungels au départ, deux solides prétendants. Chez EF Education First, la présence des champions de Colombie Daniel Martínez (contre la montre) et Sergio Higuita (route), ainsi que de Tejay Van Garderen et Rigoberto Uran permet d’espérer de belles choses, d’autant plus que le chrono par équipe leur avait déjà souri l’an passé. Il faudra également compter sur Fabio Aru, plus motivé que jamais après plusieurs saisons compliquées par ses blessures, et sur Esteban Chaves, qui portera les couleurs de sa section nationale. Des outsiders tels que Carlos Betancur, Oscar Sevilla, Sergio Henao ou encore Juan Diego Alba feront également partie de cette starlist très relevée.

Un parcours pour grimpeurs

L’épreuve débutera par un chrono par équipe, comme l’an passé, tracé sur 16,7km dans les rues de Tunja. Très roulant, il devrait tourner à l’avantage des formations les plus habituées à l’exercice, à savoir Ineos, Deceuninck et EF. S’ensuivront deux journées plutôt adressées aux sprinteurs, malgré quelques belles difficultés sur la 3e journée. Juan Sebastian Molano, Maximiliano Richeze, Alvaro Hodeg, Travis McCabe ou encore Davide Appollonio, la hiérarchie semble difficile à établir, bien que la formation Deceuninck puisse bénéficier d’un train solide pour emmener son sprinteur. La 4e journée, avec son arrivée en côte, pourrait profiter aux puncheurs, à condition que les sprinteurs aient été décrochés avant la dernière ligne droite. La 5e journée ressemblera beaucoup à la troisième, avec de belles portions vallonnées en début de parcours, avant d’entamer un final plus roulant, et donc propice à une arrivée massive. Enfin, la 6e étape sera le juge de paix de cette édition 2020, avec une véritable étape de haute montagne, et une arrivée au sommet située à plus de 3200 m d’altitude. Les favoris du classement général y verront leur seul occasion de se départager, après les écarts créés lors du chrono inaugural.

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