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L’équipe Jumbo-Visma, à l’aube d’une saison 2022 historique ?

by Maxime Seveno

En 2021, l’équipe Jumbo-Visma a triomphé à 43 reprises, dont 19 fois dans le calendrier UCI World Tour, et s’est classée à une reluisante 3ème place au classement des meilleures équipes UCI, avec un total de 12914,67 points le 26 Octobre de l’année dernière. Le point d’orgue de cette saison fut la domination totale de Primoz Roglic lors de la 76ème édition du Tour d’Espagne, récompensant ainsi cette bonne année pour la formation noire et jaune. Cette saison fut celle de la confirmation pour cette grande équipe, qui s’était reconstruite depuis 2015, sous la houlette du directeur général Richard Plugge qui, au bout de 6 ans, a fait de cette équipe néerlandaise, autrefois sujette aux moqueries et au mépris du grand public, une grande institution de plus en plus respectée et l’une des meilleures équipes au monde, caractérisée par un professionnalisme au sein de l’institution que très peu voire aucune autre équipe professionnelle n’atteigne.

Néanmoins, 2021 a été également synonyme de déceptions pour la formation noire et jaune. En effet, la Jumbo-Visma n’a pas réussi à atteindre son rêve ultime, qui est la conquête du maillot jaune dans le Tour de France, en raison des multiples chutes de Primoz Roglic, qui lui ont causé son abandon à l’issue de la 8ème étape et malgré la brillante deuxième place d’un étonnant Jonas Vingegaard, impressionnant sur les pentes du Mont Ventoux et sur les deux exercices chronométrés de la Grande Boucle, le maillot jaune du Tour de France restait dans les mains de Tadej Pogačar, qui ne leur a laissé aucun suspens pour le général.

De plus, les monuments de l’année 2021 se sont soldés par des véritables désillusions pour la formation de Richard Plugge, avec un Wout van Aert trop faible dans les moments les plus cruciaux des deux monuments flandriens que sont le Tour des Flandres, où il a été incapable de suivre l’attaque de Mathieu van der Poel dans le Vieux Quaremont, terminant par la suite 6ème du Vlaanderens Mooiste, et se classant 7ème d’un Paris-Roubaix vécu dans des conditions dantesques.

Wout van Aert sur les pavés boueux de l’Enfer du Nord ; @JumboVismaRoad.


Une faiblesse dans les moments cruciaux des monuments que Primoz Roglic avait également en cette année 2021, lâché par l’attaque de Michael Woods dans les derniers mètres de la Côte de la Roche aux Faucons, lors de la Doyenne des Classiques (en terminant 13ème), avant d’être enfin mis à mal par un remuant Romain Bardet sur l’ultime ascension du Tour de Lombardie, le Colle Aperto, une course qu’il termine 4ème, sous la domination de son compatriote et rival slovène de Komenda, qui allait arracher ses deux premiers monuments en carrière cette année.

Primoz Roglic, ici sur les pentes abruptes de la côte de la Redoute, n’aura pas été capable de conserver son titre dans la Doyenne des Classiques ; @JumboVismaRoad


Malgré une année 2021 relativement réussie pour la Jumbo-Visma, l’exécutif de l’équipe s’est rapidement concentré sur la préparation de l’année 2022, en tirant des renseignements et des leçons sur leurs échecs, sur les monuments et sur le Tour de France, leçons et renseignements qui sont visibles par les nombreux coups que la formation néerlandaise a faits sur le marché des transferts.

Le marché des transferts, une Jumbo-Visma renforcée en 2022 ?

La Jumbo-Visma a connu un marché des transferts plutôt actif, avec un bilan équilibré de 7 départs pour 7 arrivées, avec le départ à la retraite de Paul Martens, de Maarten Wynants mais surtout de la légende allemande du contre-la-montre Tony Martin, quadruple champion du monde de l’exercice chronométrée, un taulier de l’équipe, ayant aidé aux progrès techniques considérables de l’équipe néerlandaise dans le domaine du contre-la-montre.

Tony Martin, quadruple champion du monde de l’exercice chronométrée arrête sa carrière à l’issue de la saison 2021 ; @JumboVismaRoad

La Jumbo-Visma a profité de la pause hivernale pour renforcer son groupe de coureurs flandriens, par l’arrivée de deux coureurs talentueux, que sont Christophe Laporte, en provenance de la formation Cofidis de Cédric Vasseur et Tiesj Benoot, en difficulté avec son ancienne équipe, la formation (à nouveau néerlandaise) DSM d’Iwan Spekenbrink. Christophe Laporte est un excellent sprinteur, très bon flandrien, un bon rouleur, auteur d’une saison 2021 considérée comme la meilleure de sa carrière, avec 4 victoires à son actif mais aussi une honorable 11ème place sur le Ronde van Vlaanderen, et enfin une belle 6ème place à Paris-Roubaix, devant Van Aert.

Quant à Tiesj Benoot, certes auteur d’une saison 2021 difficile avec l’équipe DSM, ce dernier reste un excellent coursier, un très bon puncheur, un flandrien reconnu, auteur d’excellents résultats dans le passé sur les classiques, vainqueur notamment des Strade Bianche en 2018 et ayant réalisé de nombreux top 10 dans les différents Tour des Flandres et dans les Liège-Bastogne-Liège auxquelles il a participé ces dernières années, dont une 7ème place à Liège et une 12ème place dans le Tour des Flandres l’année dernière.

Christophe Laporte, ici sous ses nouvelles couleurs, discutant avec Van Aert ; @JumboVismaRoad

Ces 2 nouveaux coureurs, ou plutôt 3, avec l’arrivée de Tosh van der Sande, un coureur solide en provenance de la Lotto-Soudal, qui s’est classé l’année dernière 5ème de la classique à Travers la Flandre et 2ème de la Primus Classic derrière un certain Florian Sénéchal, dans la formation de Richard Plugge seront d’excellents atouts à la fois pour les classiques de mars et de printemps, voire pour les courses à étapes d’une semaine pour Benoot.

Mais ces derniers cités seront également une aide précieuse au leader Wout van Aert, notamment sur les classiques flandriennes. Une aide qui lui a souvent manqué dans les moments les plus cruciaux de ces courses en 2021, où le triple champion du monde belge de cyclo-cross était esseulé, tel l’exemple de l’E3 Saxo Bank Classic, lâché par l’attaque de Van der Poel à 20 kilomètres de l’arrivée dans le Tiegemberg, après avoir réalisé beaucoup d’efforts à l’avant de la course, faute de coéquipiers pouvant le faire à sa place.

Wout van Aert, lors du l’E3 Saxo Bank Classic ; @JumboVismaRoad

L’hiver chez Jumbo-Visma a été également marqué par le départ d’un coureur historique, le sprinteur Dylan Groenewegen, parti chez la formation australienne BikeExchange Jayco. Le coureur néerlandais, sous les maillots de l’équipe néerlandaise, a remporté plus de 50 courses individuelles au fil des années sous les couleurs de la Jumbo, dont 5 étapes individuelles dans les quatre éditions du Tour de France auxquelles il a participé (2016 pour aucune victoire, 2017 pour une victoire, 2018 pour 2 victoires et 2019 pour une victoire) et le titre de champion néerlandais sur route en 2016.

Une perte, certes marquante, compte tenu du très beau palmarès que Groenewegen a érigé pendant ces 6 années avec la Jumbo-Visma, mais qui pourrait être peu préjudiciable par la suite, Van Aert, vainqueur de quelques sprints massifs depuis 2 ans souhaite jouer le maillot vert en 2022, un maillot que Groenewegen n’a jamais réussi à le porter durant son passage chez la formation néerlandaise.

Dylan Groenewegen, désormais chez BikeExchange Jayco, triomphant sur l’avenue des Champs-Elysées en 2017 ; Jeff PACHOUD / AFP

Malgré les départs de Georges Bennett, classé deuxième du Tour de Lombardie en 2020, en direction de la formation émiratie du double vainqueur en titre du Tour de France, et d’Antwan Tolhoek en direction de l’équipe Trek-Segafredo, l’équipe dispose toujours d’un bloc de grimpeurs talentueux ayant fait ses preuves au fil des années et des grands tours qui se sont succédés. Le néerlandais Steven Kruijswijk, troisième du Tour de France 2019 ou l’américain Sepp Kuss, qui s’est récemment classé huitième de la dernière Vuelta en date et auteur d’énormes performances en montagne depuis deux ans, en sont deux des meilleurs exemples.

 Ce groupe, qui reste fort et structuré autour de Primoz Roglic et de Jonas Vingegaard, est renforcé par l’arrivée du rouleur australien Rohan Dennis, en provenance de la formation anglaise Ineos Grenadiers. L’australien a été double champion du monde du contre-la-montre en 2018 et 2019 avec une marge impressionnante sur ses adversaires, et est parfois capable de réaliser des exploits en haute montagne, avec une impressionnante deuxième place au montagneux Tour de Suisse en juin 2019, sous le maillot de la Bahrain-Merida et des performances incroyables lors de la troisième semaine du Giro 2020, en emmenant son leader Tao Geoghegan Hart vers la victoire finale, avec comme point d’orgue la 18ème étape, symbolisée par la démonstration du rouleur australien sur les pentes du long  passo dello Stelvio.

Ce coureur de talent sera un atout incommensurable de la Jumbo-Visma dans le cadre des exercices chronométrés mais aussi en montagne, dans le but d’aider Roglic (ou Vingegaard) à entrer son nom dans l’histoire des vainqueurs de la plus prestigieuse course de cyclisme au monde, le Tour de France. A l’heure de la publication de l’article, Rohan Dennis, pour sa première compétition avec sa nouvelle équipe, s’est brillamment imposé il y a quelques jours, lors des Championnats d’Australie du contre-la-montre, devançant son dauphin Luke Durbridge de 1 minute et 13 secondes d’avance, lançant idéalement sa saison.

Rohan Dennis à l’occasion des championnats d’Australie du contre-la-montre ; @JumboVismaRoad



Enfin, Milan Vader, triple champion des Pays-Bas de VTT, qui s’est classé 10ème des Jeux Olympiques de Tokyo en juillet 2021, va faire ses débuts dans le cyclisme sur route en rejoignant l’équipe jaune et noire, dans le but de mettre en avant ses qualités physiques, ainsi que 2 autres coureurs provenant de l’équipe réserve de la formation néerlandaise, que sont Tim van Djike, champion des Pays-Bas espoirs la dernière année écoulée et l’allemand Michel Hessman, un rouleur prometteur, sacré l’année dernière champion national espoirs du contre-la-montre, puis 4ème des championnats d’Europe et 8ème des championnats du monde dans la même catégorie d’âge.

Milan Vader, ici souriant et motivé de découvrir le cyclisme sur route avec la formation néerlandaise ; @JumboVismaRoad

Wout van Aert, vers une saison 2022 légendaire ?


En 2021, Wout van Aert aura réalisé une saison dans l’ensemble plutôt réussie. En effet, le natif de Herentals a ainsi remporté 13 victoires cette saison, et de belles classiques, dont Gand-Wevelgem, l’Amstel Gold Race, mais aussi le maillot de champion de Belgique sur route, sans oublier les trois étapes sur le Tour de France et quatre étapes + le classement général du Tour de Grande-Bretagne. Le belge confirme ainsi ses capacités exceptionnelles à briller dans tous les types de terrain, des sprints jusqu’aux étapes de montagnes, en passant par les courses vallonées et les contre-la-montre.

Wout van Aert, s’envolant sur les pentes du Mont Ventoux pour remporter la première de ses 3 victoires dans le Tour de France 2021 ; @JumboVismaRoad

Néanmoins, le triple champion du monde de cyclo-cross a failli au moment de ses rendez-vous les plus importants, que sont le Tour des Flandres, en terminant 6ème, dépassé par l’explosivité de Mathieu van der Poel dans le Vieux Quaremont, le contre-la-montre des Jeux Olympiques de Tokyo, en ne terminant que 6ème, fatigué par les nombreux efforts de la course en ligne, où il a empoché la médaille d’argent alors qu’il était en mesure de gagner l’or, les championnats du monde de cyclisme dans son pays où il ne récolte qu’une médaille d’argent sur le contre-la-montre, vaincu de cinq secondes par Filippo Ganna, puis surclassé sept jours plus tard, lors de la course-en-ligne des mondiaux à Louvain, par un stratosphérique Julian Alaphilippe, sans oublier la déception de Paris-Roubaix le 3 octobre, le belge ne terminant que 7ème, payant toute la fatigue qu’il a accumulée cette saison.



L’année 2022 pourrait être différente pour Wout van Aert sur route. Le belge, ayant réalisé une préparation sur route en 2021 compliquée par un surpoids de 2 kilos durant le début du camp d’entraînement en altitude à Ténérife en début février, apparaît plus affuté et remuant que l’hiver dernier, en écrasant quasiment tous les différents cyclo-cross auxquels il a participé cet hiver, dont les championnats de Belgique à Middelkerke. Un hiver de cyclo-cross qu’il a volontairement écourté, jusqu’à ne pas participer aux championnats du monde de cyclo-cross à Fayetteville aux Etats-Unis, ne voulant pas reproduire les erreurs qu’il avait faites dans sa préparation sur route de l’année dernière et qui lui avaient porté préjudice par la suite, notamment lors du Tour des Flandres.

Wout van Aert lève les bras à l’arrivée des championnats de Belgique de cyclo-cross ; @JumboVismaRoad



Van Aert aura affaire à une concurrence fragilisée lors des classiques, certes relevée avec la présence probable de Sonny Colbrelli, surprenant vainqueur de la dernière édition de l’Enfer du Nord, et de Kasper Asgreen, le tenant du titre du Tour des Flandres. Mais probablement avec la présence ou non d’un Mathieu van der Poel fragilisé depuis mai 2021 par un dos douloureux, où il a été contraint d’arrêter sa saison 2021-2022 de cyclo-cross après seulement deux courses, et qui ne pourrait que subir face à son rival belge en raison de son manque de préparation. Si l’année 2021 aura été une année plutôt belle pour Wout van Aert malgré certaines déceptions, l’année 2022 lui promet d’être marquée à tout jamais dans la légende du cyclisme.

Primoz Roglic, enfin le sacre ?



En 2021, le slovène a été l’auteur d’une saison réussie avec 13 belles victoires, en s’adjugeant une course d’une semaine qui est le Tour du Pays Basque début avril, l’épreuve chronométrée des Jeux Olympiques de Tokyo avec une marge impressionnante d’une minute sur ses adversaires, et enfin une véritable démonstration sur la Vuelta, avec 4 victoires d’étape et le maillot rouge du classement général, avec 4 minutes et 42 secondes d’avance sur le deuxième, le local Enric Mas de la formation espagnole Movistar, en ne laissant aucune chance à ses adversaires de renverser la situation en sa défaveur.

La victoire au sommet des Lagos de Covadonga à l’issue de la 17ème étape, un symbole de la domination du Slovène sur la Vuelta ; @JumboVismaRoad



Cependant, le slovène de 32 ans a encore laissé sa chance de remporter la Grande Boucle, victime de deux grosses chutes respectivement dans la 1ère et 3ème étape, qui le faiblissaient jour après jour, avant de se rendre à l’évidence d’abandonner à l’issue de la 8ème étape. Le slovène a également raté les 2 autres rendez-vous que sont Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie, les 2 monuments qui lui correspondent le plus à ses énormes qualités de puncheur et de grimpeur.

En 2022, Primoz Roglic, qui n’a probablement jamais été aussi fort de sa carrière sera, sauf énorme surprise, sur le départ du Tour de France le 1er Juillet, et il sera le seul coureur de classement général en mesure de rivaliser avec son compatriote slovène, Tadej Pogacar, de neuf ans son cadet, déjà double vainqueur du Tour et vainqueur de deux monuments. Sera-t-il en mesure de surpasser son compatriote et d’inscrire son nom ainsi que celle de son équipe dans l’histoire de la Grande Boucle, mais également dans ces 2 monuments cités plus tôt dans le texte, dont la Doyenne des Classiques pour la 2ème fois de sa carrière ? Sera-t-il capable de surpasser son manque de dextérité sur le vélo qui lui avait coûté si cher par le passé, quand il roulera sur les pavés du Nord de la France lors de la 5ème étape du Tour ? L’avenir nous le dira, mais Primoz Roglic, avec ses performances sur le Tour d’Espagne 2021 mais aussi ses progrès en contre-la-montre affichés par sa médaille d’or des Jeux-Olympiques de Juillet 2021 au Japon, peut le faire.

Roglic à l’entraînement avec ses coéquipiers pour préparer 2022 ; @JumboVismaRoad


Tom Dumoulin, la renaissance ?


Tom Dumoulin est revenu de loin, de très loin. En effet, celui qui est surnommé le Papillon de Maastricht a vécu une saison 2021 faite de montagnes russes. En effet, le 23 Janvier 2021, c’est un Tom Dumoulin triste, qui a annoncé la mise en parenthèse de sa carrière professionnelle de cycliste à travers un communiqué de son équipe, en exprimant son mal-être venant de sa pratique professionnelle du cyclisme :

« Depuis quelques mois, voire un an, le cycliste que je suis a du mal à trouver sa voie… Aujourd’hui, j’ai le sentiment de ne plus savoir quoi faire, et de laisser les autres répondre pour moi. »

Tom Dumoulin, expliquant les raisons de sa mise en parenthèse provisoire du cyclisme lors du communiqué avec la Jumbo-Visma le 23 Janvier 2021

Reprenant goût au cyclisme, en assistant à l’Amstel Gold Race depuis sa commune, il recommence les entraînements, puis la compétition à l’occasion du Tour de Suisse en juin. Le néerlandais retrouve rapidement un gros niveau dans le contre-la-montre et devient à nouveau vice-champion olympique le 28 juillet 2021, à 1 minute et 1 seconde d’un exceptionnel Primoz Roglic, cinq ans après la médaille d’argent de Rio.

Dumoulin, en préparant ensuite les championnats du monde dans les Flandres, se classe 9ème du classement général du Benelux Tour, avec une remarquable 3ème place lors de la 8ème et dernière étape, mais ce dernier se fracture le poignet quelques jours plus tard en plein entraînement et est contraint d’arrêter sa saison.

Tom Dumoulin, vers sa deuxième médaille d’argent Olympique dans le contre-la-montre ; @JumboVismaRoad

En 2022, Tom Dumoulin, revigoré et à nouveau motivé, participera au Tour d’Italie en tant que leader de son équipe, un statut qu’il n’avait plus connu depuis sa dernière apparition au Giro en 2019, quand il portait le maillot de la formation Sunweb d’Iwan Spenkenbrick.

Le néerlandais de 31 ans veut redevenir le coureur complet et exceptionnel qu’il a été en 2017, lorsqu’il fut vainqueur de la centième édition du Tour d’Italie à l’issue du contre-la-montre de la 21ème et dernière étape, et champion du monde du contre-la-montre en septembre de la même année à Bergen, mais également en 2018, où il se classe coup pour coup 2ème du Giro et du Tour de France. En 2022, Le Papillon de Maastricht fera tout en son possible pour renouer avec le succès et la gloire.

Conclusion : Les prémices d’une année exceptionnelle pour la Jumbo-Visma.

Après la Vuelta en 2021, la Grande Boucle en 2022 pour Primoz Roglic ? Sources : @JumboVismaRoad

En 2022, la Jumbo-Visma, malgré les départs de George Bennett, de Dylan Groenewegen, et la retraite de Tony Martin, n’a jamais semblé aussi forte sur le papier. Cette équipe professionnelle néerlandaise, menée d’une main de maître par le pragmatique Richard Plugge, a effectué un recrutement intelligent pour cette année, en renforçant son groupe de flandriens, avec l’arrivée de Christophe Laporte, de Tiesj Benoot, et de Tosh van der Sande, qui sont destinés à aider un Wout van Aert plus affuté et mieux préparé que l’année dernière. L’équipe a réussi également à conserver avec succès le noyau dur de grimpeurs pour les grands tours qui aidera, si le destin le veut, le slovène Primoz Roglic à monter sur la plus haute marche du podium le dimanche 24 Juillet 2022 dans l’avenue des Champs-Élysées. L’année 2022 promet d’être un grand cru pour la formation noire et jaune !

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