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Le Rwanda, terre de cyclisme ?

by François-Xavier Roux

#Kigali2025 : le milieu du cyclisme voit cet hashtag prendre de plus en plus d’importance au fur et à mesure que nous nous rapprochons des Championnats du monde 2025 de cyclisme sur route. Pour une première historique sur le continent africain, c’est la capitale du Rwanda (Kigali) qui a été choisie pour organiser cette compétition. Ce choix illustre la place que s’est créé le cyclisme au sein de la société rwandaise. Ce sport est vu comme un outil de reconstruction et de fédération d’une population brisée.

Le génocide rwandais

Pays de l’est de l’Afrique, dans l’ombre de la République Démocratique du Congo, le Rwanda se remet doucement d’un terrible épisode qui a divisé le pays dans une violente guerre civile. Longtemps colonie, allemande puis belge, la République du Rwanda est proclamée le 1er juillet 1962. Mais la division interne date de bien avant. Deux grands peuples s’opposent depuis le début des temps dans le pays des mille collines. Ce surnom fait référence au paysage montagneux de l’ouest du pays. Sous la domination coloniale, les Hutus et les Tutsis mènent une course au pouvoir. Ils cherchent à augmenter leur emprise sur le reste de la population.

Avec les Belges, les Tutsis sont élevés au rang de peuple dominant et possèdent ainsi l’avenir du pays entre leurs mains. Les Hutus, majoritaires, dénoncent les politiques d’esclavages qu’ils subissent de la part de leurs opposants, pourtant compatriotes. Des mouvements de contestations traversent le pays. Ils obligent le gouvernement belge à changer sa politique d’alliance en faveur des Hutus. Ce basculement se fait à travers une véritable révolution, soutenue par les Belges, en 1959. Trois ans plus tard, l’indépendance du Rwanda est officialisée par Grégoire Kayibanda. Issu du peuple Hutu, il devient le premier président de la nouvelle république.

Carte du Rwanda

Son arrivée au pouvoir n’est toutefois pas synonyme d’un apaisement des tensions. La répression dénoncée avant son arrivée, il la retourne au détriment des Tutsis. Un coup d’état se produit en 1973 et renverse Kayibanda, au profit d’un nouveau président Hutu. La France suit de près les troubles politiques au Rwanda. En 1975, le président Valéry Giscard d’Estaing signe un accord particulier d’assistance militaire. Cet accord consiste principalement en la livraison d’armes au gouvernement rwandais. Aujourd’hui encore, la France garde un lien étroit avec le Rwanda. Face à la politique voulue par les Hutus, les Tutsis sont contraints à l’exil. A partir de 1978, la tension monte d’un cran. Les deux peuples s’opposent mortellement dans les pays voisins, en Ouganda notamment.

Mais c’est en 1994 que la violence franchit un nouveau cap. En l’espace de trois mois, un million de Rwandais, principalement Tutsis, meurent sur les ordres du gouvernement Hutu en place. Cette répression est la conséquence d’un attentat qui a touché le président. Le 6 avril 1994, dans un avion français, les présidents rwandais et burundais sont tués. Les Tutsis sont accusés d’en être à l’origine, laissant place à une répression particulièrement violente, caractérisée comme génocide. Seuls trois génocides sont reconnus par les Nations Unies. Il y a ainsi les Arméniens victimes des Turcs (1915-1916), les Juifs avec la Shoah décidée par les Nazis (1941-1945) et le Rwanda. Pour être reconnu comme génocide, la répression doit avoir une intention avérée de la part des auteurs de détruire physiquement un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

Le 19 juillet 1994, un gouvernement de transition est mis en place pour stabiliser la situation et, dans un second temps, reconstruire le pays. Encore aujourd’hui, le génocide est très présent au Rwanda. Par exemple, en mai 2021, Emmanuel Macron se déplace à Kigali pour consolider les liens France-Rwanda. Et lors d’une prise de parole il dit : « En me tenant, avec humilité et respect, à vos côtés, je viens reconnaître nos responsabilités [celles de la France] ». Cette phrase, prononcée il y a peu, illustre le traumatisme qui continue d’habiter la population rwandaise. En 1994, le vice-président du gouvernement de transition est Paul Kagamé, un Tutsi qui a connu l’exil. Actuellement, c’est lui le président du pays. Dans la politique de reconstruction, qui est surtout sociale, il saisit la place que revêt le sport, et notamment le cyclisme.

Un camp de réfugiés rwandais après le génocide
© AFP / Pascal Guyot

Le cyclisme comme moyen de reconstruction

Le cyclisme, pour un usage professionnel et quotidien, a toujours fait partie de la culture populaire du pays. Moyen de transport peu onéreux, par opposition à la voiture, il est plus facile de se procurer un vélo. Mais la propagation du vélo réside surtout dans l’augmentation du pouvoir d’achat moyen des Rwandais, post-génocide. Avec leurs premières économies et une liberté pour tous les Rwandais, quel que soit leur peuple d’origine, une grande partie de la population se procure un vélo.

La Fédération rwandaise de cyclisme expliquait en 2021 que 20% de la population utilisait le vélo comme moyen de transport principal. Cette proportion est de 12% en France. La population est donc toute tournée vers le vélo. En France, le football fait rêver les enfants. Au Rwanda, le rêve des enfants est incarné par le cyclisme. Dès le plus jeune âge, les jeunes rwandais enchaînent les coups de pédales. Depuis quelques années, au niveau international, émergent quelques cyclistes professionnels rwandais. Cette éclosion concerne les jeunes nés juste après le génocide, ou qui l’ont vécu très jeune, et qui ont donc bénéficié de cette politique de création d’une culture vélo.

Toute cette politique est voulue par Paul Kagamé. En effet, celui qui a mené le renversement du gouvernement Hutu responsable du génocide, a très rapidement utilisé le sport comme vecteur national. Le Rwanda, grâce aux trois disciplines que sont le cyclisme, le basketball et le football, a pu retrouver une santé économique et sociale. Kagamé rentre au gouvernement en 1994 mais c’est en 2000 qu’il devient le président du pays. C’est encore lui le président du Rwanda. En mai 2021, Kagamé se rend en France et accorde un interview à L’Equipe. Il s’est longuement exprimé sur la place qu’occupe le cyclisme dans la culture du pays.

Mais justement, le cyclisme est plus qu’un simple aspect culturel ou sportif, comme on pourrait le percevoir en France. C’est un véritable secteur qui regroupe des enjeux économiques, politiques, humains, … L’humanité qui est célébrée par les valeurs des différents sports permet au gouvernement de rassembler toute la population derrière une barrière commune. Alors que la société rwandaise était divisée, à un point presque de non-retour, Kagamé et ses collaborateurs ont dû trouver des valeurs fédératives entre Tutsis et Hutus mais aussi entre tous les habitants. Derrière le jaune, le bleu et le vert du drapeau adopté en 2001, les Rwandais veulent s’affranchir du traumatisme du génocide.

Paul Kagamé, président du Rwanda depuis 2000
© AgoraGrandsLacs

La professionnalisation du cyclisme rwandais

La pratique du vélo solidement ancrée dans la population, il a fallu faire des jeunes passionnés de véritables professionnels. Aucun cycliste rwandais ne s’est encore vraiment imposé au niveau international, au contraire de l’Érythréen Biniam Girmay. Mais les bons cyclistes rwandais existent bien ! Ces talents bénéficient de programme pour les aider dans leur professionnalisation. Des structures voient le jour dans le but d’encadrer tous ces jeunes qui rêvent de faire du cyclisme leur métier. Abdallah Murenzi, le président de la Fédération rwandaise de cyclisme, multiplie les partenariats avec les structures européennes, mais aussi africaines, pour doter le milieu cycliste de vraies connaissances et d’un pôle de développement.

Que ce soit aussi bien au niveau politique qu’au niveau sportif, tout est mis au service des cyclistes rwandais. Mais des insuffisances existent tout de même. Et il est bien normal de ne pas parvenir à rivaliser avec des équipes européennes qui ont une culture du vélo depuis plusieurs dizaines d’années. Lors du Tour du Rwanda 2023, qui s’est achevé par la victoire de l’Erythréen Henok Mulubrhan (Green Project – Bardiani – CSF – Faizanè), le meilleur Rwandais figure à la 21ème position.

Donc pour pallier à ce retard, plusieurs organisations se sont saisies de ce dossier. En 2007, l’ex-coureur américain Jonathan Boyer lance une équipe nationale rwandaise. En 1981, Jonathan Boyer devient le premier Américain à prendre le départ du Tour de France, avec l’équipe Renault-Elf. C’est véritablement lui qui contribue à faire basculer le vélo d’outil de travail à un sport. Il a dû constituer une équipe à partir de zéro. Tout était à faire. Que ce soit l’alimentation, la logistique, l’encadrement, la technique, les Rwandais n’avaient jusqu’alors qu’une petite idée de ce que le cyclisme professionnel représente vraiment. Toutes les disciplines du cyclisme bénéficient de la direction de Boyer.

En 2012, le premier coureur cycliste rwandais participe à des Jeux Olympiques ! Adrien Niyonshuti est inscrit en VTT cross-country. Ce coureur a connu le génocide de près puisque six de ses frères y ont été tués. Il a un temps couru pour l’équipe Dimension-Data. Entraineur de l’équipe nationale du Rwanda, c’est tout le continent africain que Boyer veut mettre au cyclisme, par l’organisation de courses dans différents pays. Le parcours exceptionnel de Jonathan Boyer, il a été condamné pour pédophilie avant de se lancer en Afrique, et de l’équipe rwandaise a fait l’objet d’un film-documentaire en 2012 : Rising from ashes (Renaître de ses cendres).

Jonathan Boyer et Adrien Niyonshuti dans Rising from ashes
© Philippa Hawker

Jonathan Boyer a contribué à insuffler une dynamique cycliste au Rwanda, qui a bien été suivie par les politiques et le reste du pays. Après sa participation aux JO de Londres, Niyonshuti a ouvert sa propre académie de cyclisme. En 2013, il veut transmettre à ses compatriotes ce que Boyer et le cyclisme lui ont apportés comme valeurs et opportunités. Cette académie prend en charge les frais de scolarités. Ils y apprennent à entretenir un vélo, mais aussi comment courir en compétition et être toujours plus performants. En janvier 2023, il rejoint le staff de l’équipe nationale béninoise mais continue de consacrer du temps aux Rwandais.

L’autre grande structure rwandaise de cyclisme est l’Africa Rising Cycling Center. Inaugurée en 2014, cette académie se veut être le principal moteur de ce sport en Afrique. Située dans le nord du pays, à Musanze (presque 2000 mètres d’altitudes), ce vaste espace possède des infrastructures de pointes permettant une bonne préparation des coureurs. Les équipes nationales éthiopiennes et gabonaises y effectuent occasionnellement des stages. Ce centre se veut comme la capitale technique du cyclisme africain. Le président Paul Kagamé est personnellement impliqué dans cette structure puisque le terrain a été payé par le gouvernement. Les vélos sont aussi un cadeau de Kagamé.

Il est aussi important de noter la place qu’occupe le centre mondial du cyclisme au Rwanda. L’organisation permet à des coureurs rwandais d’intégrer une équipe 100% africaine sur des épreuves internationales. Ainsi, un Rwandais (Eric Muhoza) a participé au Tour de l’Avenir 2022. Des organisations françaises travaillent aussi à développer le cyclisme rwandais. Par exemple, l’association Rouler pour le Rwanda permet à des coureurs rwandais de s’aligner sur des courses françaises.

Une partie des bâtiments de l’Africa Rising Cycling Center de Musanze (nord du pays)
© George Rwanyabaguma

Les représentants rwandais du cyclisme

Les récits de réussites de cyclistes rwandais démontrent l’implantation de la petite reine dans la population. Que ce soit par le biais de coureurs ou d’épreuves, le Rwanda propose un beau catalogue cycliste ! La meilleure incarnation du cyclisme proposé par ce pays est sûrement le Tour du Rwanda. Créé en 1988, mais interrompue de 1991 à 2000, l’épreuve a su garder son identité qui détonne avec les courses européennes, mais qui en fait aussi son charme. En 2009, la course est classifiée au niveau 2.2, le plus bas niveau continental. En 2019, elle est élevée au niveau 2.1.  Le président de la Fédération rwandaise voit dans cette promotion une motivation « à rester en dehors de notre zone de confort ».

Les instances rwandaises sont extrêmement motivées pour s’inscrire dans la durée au sein du monde professionnel. Ce changement permet aussi d’attirer des équipes du top niveau. Plusieurs équipes ProTour étaient présentes lors de l’édition 2023. Israël-Premier Tech ou TotalEnergies figuraient ainsi sur la startlist. Mais ce qui fait aussi le charme de cette course, en plus de l’enchainement de montées et descentes, est la ferveur populaire. Sur les bords des routes, la foule se déplace en nombre pour encourager le peloton. Les photos en témoignent ! Mais ils sont encore plus nombreux à écouter les étapes. Selon un calcul de l’audience radiophonique au Rwanda, plus de la moitié de la population (14 millions d’habitants en 2021) écoutait le Tour du Rwanda 2023 en direct. Une touchante proximité existe entre les coureurs et les suiveurs, passionnés ou non. Les Rwandais laissent exploser leurs joies de voir ces champions !

Un coureur rwandais a particulièrement la cote : Moïse Mugisha. Repéré lors du Tour du Rwanda 2018, Mugisha est un vrai champion. Il incarne cette génération de coureurs, nés après le génocide, et qui concentrent tous les efforts du pays pour développer le cyclisme. Ses succès sur le continent africain lui ont permis d’accéder à une vraie renommée. En 2020, il remporte le Grand Prix Chantal Biya. Classée 2.2 au calendrier de l’UCI Africa Tour, cette épreuve consiste en cinq étapes qui traversent le Cameroun.

En 2022, il termine vainqueur du Tour du Cameroun, une autre course à étapes. Plusieurs équipes françaises participent à ces épreuves, comme le Martigues Sport Cyclisme Payden-Rygel. Pour avoir une idée du niveau, ce club évolue en national 2 en France et a placé un coureur (Yordan Andreev) sur la deuxième marche du podium du Tour du Cameroun 2022. Mugisha s’est aussi essayé aux épreuves françaises. En 2020, il participe successivement au Tour de Bretagne cycliste, qu’il termine à la 56ème place, la Route Adélie de Vitrée, la Classic Loire Atlantique, et le Tour de Vendée. Il abandonnera au cours de ces trois dernières épreuves. Evoluant au sein de l’équipe ProTouch (Afrique du Sud), Mugisha axe sa préparation en vue des Championnats du monde 2025.

Moise Mugisha (à gauche) au Cameroun et Joseph Areruya (à droite) sur les pavés de Paris-Roubaix

Moins connu que Mugisha, Joseph Areruya est pourtant plus présent en Europe. Les différentes équipes qu’il a intégré lui ont permis de courir sur de belles courses du calendrier européen. En 2017, il intègre à 21 ans l’équipe Dimension Data-Qhubeka. Sous ces couleurs, il remporte le Tour du Rwanda (2017) et enchaîne les courses en Italie et en France. Il participe ainsi aux Boucles de la Mayenne (2018) ou au Tour de l’Avenir (2018). Au début de la saison 2019, il rejoint l’équipe Delko Marseille Provence.

Mais c’est en avril 2019 qu’Areruya attire l’attention. Il devient le premier coureur d’Afrique noire à finir Paris-Roubaix. Certes il termine hors délai mais tous les amateurs de cyclismes ont déjà conscience que c’est un exploit de finir cette épreuve si redoutée et compliquée. En 2021, il retourne dans une équipe rwandaise : Benediction Ignite. Les palmarès d’Areruya et de Mugisha peuvent sembler assez banals en France, mais il s’agit de véritables premières au Rwanda. Ce pays, qui encore en 2007 ne possédait aucun coureur professionnel, n’est qu’à ses débuts. Chaque départ pris par un Rwandais est toujours un peu plus d’expérience enregistré au profit de leurs compatriotes.

#Kigali2025 : un évènement à transformer

En annonçant que Kigali accueillerait les Championnats du monde 2025, David Lappartient (Président de l’UCI) tient ses promesses de campagnes. Dès 2017, lors de son élection, il s’engage à développer le cyclisme en Afrique. C’est assez naturellement que Kigali a remporté le projet. Au vu des actions des politiques rwandais en faveur du cyclisme, le Rwanda possède une sérieuse envie de durablement s’inscrire dans ce sport.

Représentatif de tout un continent, le Rwanda ne compte pas ses investissements pour bien figurer au niveau international. Et ces Championnats du monde ne sont qu’une pierre à l’édifice. Comme l’explique le président de la Fédération Rwandaise : « ces Championnats du Monde Route UCI nous offrent l’occasion d’élever le niveau du cyclisme au Rwanda et en Afrique. » La date approche vite, les Rwandais ne seront pas là pour s’imposer mais bien pour dynamiser l’ensemble des projets. Nous ne sommes qu’au début du Rwanda dans le cyclisme !

Paysage rwandais qui pourrait être traversé en 2025
© L’Equipe / C. Calais

Mais avant les enjeux sportifs, nous avons pu voir que le vélo porte des enjeux sociaux forts dans le pays des mille collines. Moyen de fédération pour une population divisée par la guerre, le cyclisme est une échappatoire. Occupation pour une génération née après ce traumatisme, le vélo propose un avenir à des jeunes dans un pays à reconstruire. Et ce qui renforce la beauté des valeurs portées par le cyclisme au Rwanda réside dans la transmission qui existe au sein des générations mais aussi entre-elles.

Tout le pays se donne pour permettre à ses champions de briller. Et l’attribution des Championnats du monde 2025 n’est que l’hommage du monde cycliste à tous les Rwandais qui y consacrent leur vie. Nelson Mandela, président de la République d’Afrique du Sud, disait que « le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. » Le Rwanda sait créer de l’espoir au travers du cyclisme !

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