Home Interviews Martin Tjøtta : « Un jour, mon père a regardé Paris-Roubaix et j’ai dit « je veux faire ça » »

Martin Tjøtta : « Un jour, mon père a regardé Paris-Roubaix et j’ai dit « je veux faire ça » »

by Aboubacar Soumare

Martin Tjøtta, né le 27 mars 2001 à Oslo, est un jeune cycliste norvégien qui a fait ses débuts professionnels en 2023 avec l’équipe continentale française : Bourg Ain Cyclisme. Il a déjà remporté plusieurs courses amateures durant les deux dernières années. Tjøtta est un grimpeur – puncheur qui a le potentiel de devenir un grand cycliste. Il est à surveiller durant les années à venir.

Les premiers pas

Cycling Times : Comment est tu arrivé au cyclisme de compétition ?
Martin Tjøtta : En Norvège, il est courant de faire du sport après l’école. On rejoint généralement un club et on s’entraîne dans le cadre d’une activité sociale, puis, de temps en temps, on participe à des courses pour se mesurer à d’autres clubs. C’est souvent comme ça que ça commence. Moi, j’ai commencé à faire du vélo parce que j’aimais faire du vélo dans le quartier. Un jour, mon père a regardé Paris-Roubaix à la télévision et j’ai dit  » je veux faire ça « , et il m’a inscrit dans un club local.
CT : Tu étais dans l’équipe de développement UNO-X en 2020, puis tu n’as pas continué quand elle est devenue une équipe continentale en 2021. Que s’est-il passé ?
MT : Lorsque l’équipe de développement est devenue une équipe continentale, ils ont décidé de prendre des Danois. Naturellement, certains coureurs ont dû être écartés pour leur faire de la place. Je ne faisais pas partie des plus forts de l’équipe, j’ai donc logiquement été remercié.
CT : L’année dernière, tu as remporté une course UCI, le GP de Sundvolden, avec le club amateur Ringerikskraft. C’était un moment spécial pour vous ?
MT : C’était un moment magnifique. Sundvolden est le terrain de jeu de Ringerikskraft. Le club organise la course. C’était génial de remporter une telle victoire devant ma famille et mes amis. Ça complète une excellente première partie de saison pour notre équipe.

Le grand saut vers l’hexagone


CT : Qu’est-ce qui t’as motivé à rejoindre une équipe amateure (Bourg Ain Cyclisme) en France plutôt que de rester en Norvège ?
MT : J’avais envie d’aventure. On m’a donné l’opportunité de vivre en France, dans une belle région pour m’entraîner. J’ai aimé le calendrier des courses, il y avait beaucoup de courses qui me convenaient. Et on m’a promis qu’avec de bons résultats, le chemin serait court pour passer d’une équipe française amateure à une équipe française professionnelle.
CT : Quelles difficultés as-tu rencontrées en tant que jeune cycliste étranger dans une équipe amateur française ?
MT : Les Français ont une culture différente de celle de la Norvège. Ils sont beaucoup plus formels, ils se saluent beaucoup plus, et ils ont des philosophies assez différentes en ce qui concerne l’entraînement et la course.
CT : Quels sont les aspects les plus gratifiants et les plus difficiles de la vie d’un jeune cycliste dans une équipe étrangère ?
MT : Je pense que le plus gratifiant a été de réussir avec l’équipe. L’équipe fait beaucoup d’efforts pour que je sois performant, c’est gratifiant de pouvoir réussir. L’aspect le plus difficile a été la communication pendant les courses. Tout le monde dans l’équipe ne parle pas couramment l’anglais et mon français n’est pas très bon. Il n’est donc pas toujours facile de se comprendre pendant les courses.
CT : Quelles sont les principales différences qu’as-tu pu remarquer entre le cyclisme en Norvège et en France ?
MT : Il y a beaucoup plus de courses en France, chaque week-end, il y a plusieurs courses. Cela donne beaucoup d’opportunités, mais cela rend aussi difficile de prévoir quand s’entraîner et quand être au top de sa forme.
CT : Comment résumes-tu ton début de saison sur le circuit français, ponctué de trois succès notables ?
MT : Jusqu’à présent, la saison peut se résumer à la régularité. La saison a été bonne depuis le début. J’ai eu la chance d’être épargné par les maladies, les blessures et les chutes. Et j’ai pu m’entraîner entre les courses, ce qui m’a permis de garder la forme au fil du temps.

Les ambitions pour l’avenir

CT : Ta première course UCI cette année a été l’Alpes Isère Tour, où tu as terminé 4ème au classement général sur un parcours très montagneux. T’es-tu surpris, sachant que vous étiez plutôt connu comme un puncheur rapide ?
MT : J’ai été un peu surpris. Je savais que je pouvais être capable d’être dans le haut du classement. Je me suis beaucoup entraîné sur les longues acensions, sachant qu’il y aurait beaucoup de courses avec de tels profils cette saison. Cette saison, j’ai essayé d’être plus un grimpeur qu’un puncheur.
CT : Après ce départ plutôt impressionnant, as-tu eu des contacts avec des équipes professionnelles ? Un stage est prévu en août ?
MT : J’ai été contacté par quelques équipes professionnelles, mais rien n’est encore sûr. J’espère pouvoir faire un stage après l’été, mais je ne sais encore rien de mon avenir.
CT : As-tu des objectifs particuliers pour la seconde moitié de la saison ?
MT : Je pense que l’objectif est de faire un stage et de faire du bon travail là-bas. Sinon, j’espère gagner la Coupe de France avec Bourg-en-Bresse.
CT : Quels sont tes projets en ce qui concerne votre carrière cycliste ?
MT : J’espère pouvoir devenir cycliste professionnel et faire partie des meilleurs coureurs, en voyageant à travers l’Europe pour les courses.

Nous transmettons nos remerciements à Martin et nous lui souhaitons le meilleur

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2 comments

Yannick juillet 30, 2023 - 11:50

This is Great history, I like the presentation of this interview , MT, we wish you success for your career, and mention to writer and interviewer for this clear understanding and engaging history for me .

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Aboubacar Soumare juillet 31, 2023 - 1:06

Thanks dear

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