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Top 10 des moments de l’année, 7e place ex aequo : un triplé signé Jumbo-Visma sur la Vuelta !

by Maxime Seveno

Ce jeudi, notre classement des 10 moments les plus marquants de l’année 2023 continue, avec une performance collective monstrueuse qui s’est placée à la 7ème position ex aequo avec le triplé ardennais de Demi Vollering et un autre moment qui sera dans peu de temps dévoilé. Il s’agit du triplé de la Jumbo-Vuelta sur le podium de la Vuelta, où le vainqueur Sepp Kuss, Jonas Vingegaard (2e) et Primoz Roglic (3e) ont surdominé la concurrence en Espagne.

la Jumbo-Visma, des records et une surdomination

La 78ème édition du Tour d’Espagne a été un triomphe total pour la Jumbo-Visma. Et le mot est même faible tellement la formation néerlandaise de Richard Plugge a surdominé la course.

5 victoires d’étape, soit le meilleur score pour une équipe cette année, et surtout un triplé au classement général à l’issue des 21 étapes de l’épreuve. Cette performance collective n’avait été réitérée qu’à une seule reprise dans l’histoire du Tour d’Espagne, avec la formation Kas (Gabica 1er, Vélez 2e, Echeverria 3e) en 1966.

Il s’agit d’un exploit d’autant plus remarquable qu’il y avait une concurrence très relevée. En effet, on comptait la présence de Remco Evenepoel, le tenant du titre, tout comme celle du prodige espagnol Juan Ayuso, de Joao Almeida (UAE), d’Enric Mas (Movistar), de Geraint Thomas (INEOS), d’Aleksandr Vlasov, de Cian Uijtderbroeks (BORA-Hansgrohe) et de Mikel Landa (Bahrain-Victorious)

Et pourtant, tous ces coureurs de talents n’ont jamais inquiété le trio magique de la Jumbo-Visma qui ont d’ailleurs signé un triplé au sommet du Tourmalet (Vingegaard 1er, Kuss 2e, Roglic 3e) et de l’Angliru (Roglic 1er, Vingegaard 2e, Kuss 3e).

Sepp Kuss, plus qu’un domestique, un vainqueur de grand tour !

Qui aurait cru que Kuss remporterait la Vuelta ? / gettyimages

Sepp Kuss est devenu au fil des années l’équipier idéal pour gagner le Tour de France. Mais à l’issue de cette Vuelta 2023, l’Américain n’est plus seulement un domestique. Mieux que cela, un vainqueur de Grand Tour.

Après un Giro et un Tour éprouvants physiquement, l’Aigle de Durango se présente sur ce 78e Tour d’Espagne en fidèle serviteur de Vingegaard et Roglic. Contre toute attente, le destin sera d’une nature miraculeuse pour le grimpeur du Colorado.

Tout d’abord, il remporte la 6ème étape au sommet de Javalambre et se replace à la 3ème place du classement général. Deux jours plus tard, lors de la 8ème étape passant par l’ascension du Xorret de Cati (3,8 km – 11,5%), il s’empare du maillot rouge.

Ensuite, l’Américain réussira l’exploit de garder son maillot de leader jusqu’au bout, et ce malgré la forte opposition qu’il endure.

Lors du contre-la-montre plat de 26 kilomètres de Valladolid, il se classe 13ème de l’étape et perd peu de temps par rapport à ses concurrents, dont seulement 73 secondes par rapport à Remco Evenepoel, le champion du monde de l’exercice.

Ensuite, sa défense de son maillot sera remarquable, en répondant aisément aux offensives de ses adversaires et en les attaquant même, comme ce fut le cas au Tourmalet (14ème étape). Si on met de côté la 16ème étape (Kuss perd 4 secondes à Ayuso, Mas, Vlasov), les adversaires de l’Américain n’ont jamais été réellement capable de le mettre en difficulté.

Seuls Vingegaard et Roglic ont été supérieurs physiquement à l’Américain, mais ont laissé leur serviteur préféré remporter le Tour d’Espagne, le deuxième américain après Chris Horner dix ans plus tôt.

Vingegaard et Roglic complètent le podium 100% Jumbo

Roglic, Vingegaard et Kuss dans l’ascension de l’Angliru / Luis Angel Gomez

Au départ du Tour d’Espagne à Barcelone, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard sont arrivés ici en tant que co-leaders et visaient chacun la victoire finale. Contre toute attente, l’épopée de leur coéquipier américain bouleversa la situation et les deux favoris devaient défendre à tout prix le maillot rouge de leur coéquipier.

Une situation complexe qui donna lieu à des grosses mésententes au sein des trois protagonistes de cette Vuelta. Lors de la 17ème étape, dans les derniers kilomètres du terrible Angliru, Roglic et Vingegaard n’ont pas hésité à lâcher Sepp Kuss, qui termina à 20 secondes du duo.

Une situation qui n’a plus jamais été réitérée depuis. En effet, les deux leaders de la Jumbo-Visma ont su ranger leur égo de côté et ont récompensé celui qui a été ces dernières années leur meilleur lieutenant dans les grands tours.

Jonas Vingegaard peut repartir heureux de cette Vuelta. Après avoir gagné le Tour de France pour la deuxième fois de suite, le Danois a réalisé une très bonne Vuelta, en remportant deux victoires d’étape et en se classant deuxième du général. Malgré une première semaine compliquée, Vingegaard a montré qu’il était le meilleur grimpeur du monde dans la seconde partie de la course, notamment au Tourmalet et à l’Angliru.

Primoz Roglic, même s’il visait en premier lieu la victoire finale, réalise au final la meilleure Vuelta qu’il puisse faire. Le coureur slovène de 33 ans s’est classé 3ème au classement général, a remporté deux victoires d’étape et n’a commis aucune erreur tactique durant toute la course.

Néanmoins, cette Vuelta confirme l’inversion du rapport de force opérée ces deux dernières années au sein de la formation néerlandaise de Richard Plugge. De fait, Primoz Roglic n’est plus le leader incontesté qu’il fut les années précédentes, cantonné quasiment à un rôle d’équipier, et cette Vuelta précipite le départ du Slovène de la Jumbo-Visma, après 7 années de bons et loyaux services, qui part chez la BORA – Hansgrohe.

Une raison de plus justifiant le triplé historique de la Jumbo-Visma en 7ème position (ex aequo) de notre classement !

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