Home Articles Quel bilan peut-on tirer du grand départ du Tour de France au Danemark?

Quel bilan peut-on tirer du grand départ du Tour de France au Danemark?

by Guillaume Jégou

Pour ce Tour de France 2022, les organisateurs avaient choisi le Danemark et la ville de Copenhague pour accueillir le grand départ du Tour. Ce choix, malgré quelques critiques, semble logique. En effet, le Tour de France a désormais l’habitude de débuter en dehors de l’hexagone et le choix du Danemark se comprend. Pays très branché vélo, la génération actuelle de coureurs danois fait rêver ce pays et ce grand départ du Tour peut donc être assimilé à une juste récompense.

Après ces 3 jours en terres danoises, quels enseignements peut-on retenir ?

Une ferveur incroyable

"Vive le Tour !" peut-on lire sur les banderoles
Le public aura mis une ambiance incroyable durant ces trois jours (Source: AFP/ Jasper Jacobs)

Le Tour de France est l’événement majeur de la saison cycliste et sa visibilité internationale fait que nous sommes habitués à voir sur le bord de la route une ambiance exceptionnelle durant 3 semaines. Le moins que l’on puisse dire est que le grand départ du Danemark ne fera pas exception.

Tous les acteurs de la course ont été d’accord pour dire que l’ambiance durant ces 3 jours de course aura été folle. De nombreux moments resteront en mémoire de ces jours passés au Danemark. Dès la présentation des équipes nous avons pu apercevoir la ferveur présente au sein du public danois. Puis durant le contre-la-montre à Copenhague, malgré des conditions climatiques très compliquées, le public danois a mis une ambiance de folie au bord de la route, encourageant notamment la star locale Jonas Vingegaard. Entre Roskilde et Nyborg puis entre Vejle et Sonderborg, un homme a assuré le spectale sur la route : Magnus Cort Nielsen. A domicile, il a honoré son pays et s’est fait plaisir en s’offrant le maillot du meilleur grimpeur et en partageant tout cela avec son public.

Un parcours intéressant… mais décevant

Lors de la présentation du parcours, ces 3 jours au Danemark prenaient la forme d’un piège pour tous les coureurs et encore plus pour les favoris au classement général. La première étape, le contre-la-montre relativement sinueux de 13km dans les rues de la capitale danoise pouvait déjà faire des écarts au classement général. S’ensuivait l’arrivée très redoutée à Nyborg, après une vingtaine de kilomètres sur le pont du Grand Belt, où le vent pouvait jouer un rôle majeur et où des bordures étaient attendues. Enfin, l’étape menant à Sonderborg pouvait elle aussi mener à des bordures car une partie de la route empruntée par le peloton était située en bord de mer. Ainsi, après 3 jours de course, certains candidats au classement général auraient pu perdre tout espoir de bien figurer au classement final.

La vue au-dessus du pont du Grand Belt
La traversée du pont du Grand Belt par le peloton (Source:AFP/Mads Claus Rasmussen/Ritzau Scanpix)

Finalement, ces 3 jours de course auront été plutôt décevants pour les télé-spectateurs. Le contre-la-montre de Copenhague n’aura pas fait énormément d’écarts entre les leaders et c’est en grande partie la météo qui aura fait la loi sur ce chrono. L’arrivée à Nyborg n’aura vu aucune bordure se produire, la faute à un vent de face qui n’est pas propice à leur création. Enfin, la troisième étape aura été très calme avec un scénario classique sur les étapes plates comme celle-ci avec un sprint massif.

Ainsi, la météo a joué un rôle primordial durant ces premiers jours au Danemark, empêchant les coureurs de nous offrir spectacle attendu et ce sont finalement les chutes qui auront fait perdre du temps à certains leaders au classement général, à l’image de Rigoberto Uran, Jack Haig ou encore Guillaume Martin. Néanmoins, il ne fait aucun doute que les étapes qui arrivent vont, quant à elles nous offrir un fabuleux spectacle.

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